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Nathalie Kosciusko-Morizet, TIC et développement durable PDF Imprimer Envoyer
Chronique durable
Lundi, 31 Août 2009 17:32
Nathalie Kosciusko-Morizet, TIC et développement durable une interview exclusive de la secrétaire d'Etat au développement de l'économie numérique.





(sur www.lemondeinformatique.fr le 4 juin 2009)


Bonjour madame la ministre. Les technologies de l'information et de la communication étaient plutôt absentes du Grenelle de l'environnement. Vous venez du ministère du Développement durable, vous arrivez au secrétariat d'Etat au Développement de l'économie numérique. Comptez-vous injecter davantage de développement durable dans votre fonction et plus particulièrement, dans le plan France numérique 2012 ?

Bien sûr, moi je suis convaincue que c'est au frottement entre les green tech et les technologies de l'information et de la communication qu'il y a les plus belles ruptures, en fait. Celles sur lesquelles peut se construire une société de demain à la fois moderne et sobre. Une société économe des flux d'énergie et de matière qui traversent notre quotidien. C'est vrai que les TIC étaient assez peu présentes dans le Grenelle de l'environnement, comme un certain nombre d'autres sujets qui auraient eu vocation à y être et qui n'étaient pas particulièrement représentés dans le tour de table. Forcément un tour de table, c'est assez limitatif. C'est la raison pour laquelle, au même moment, on a fait une mission, avec le Commissariat général au développement durable et le CGTI [Conseil général des technologies de l'information"> sur « qu'est-ce que les TIC pourraient apporter au développement durable ? » Notamment, à la lutte contre le changement climatique.

C'est très intéressant. Vous savez, il y a toujours cet espèce de double point de vue sur les technologies de l'information et de la communication. Est-ce qu'elles sont consommatrices d'énergie, et il faut avant tout réduire leur consommation en énergie ? Ou est-ce qu'il faut les développer dans tous les secteurs pour pouvoir réduire notamment les flux d'énergie. Et en fait, le travail qui avait été fait réconciliait les deux points de vue. Disant que les technologies de l'information et de la communication permettaient sur les usages d'économiser entre une et quatre fois, dans les autres secteurs, ce qu'elles dépensaient en matière d'énergie dans le leur propre. C'était un point de vue très lutte contre le changement climatique. Et on peut augmenter ce facteur de un à quatre. C'est à dire qu'on a bien les deux enjeux. Réduire la consommation en énergie de ces technologies. Mais aussi les développer. Donc, les réduire à l'unité, mais les développer dans leur usage car leurs usages sont des usages qui nous amènent à mieux gérer, à optimiser en fait, les flux d'énergie et de matière qui traversent nos sociétés.
 
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